Le président de la Réserve fédérale américaine,Jerome Powell,à Washington,le 19 mars 2025. NATHAN HOWARD / REUTERS « Nous nous efforçons de séparer le signal du bruit » : Jerome Powell,le président de la Réserve fédérale américaine (Fed,banque centrale),ne veut pas céder au catastrophisme ambiant qui entoure la politique économique menée par le président américain,Donald Trump,notamment sa guerre commerciale généralisée. A l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de l’institution,M. Powell et ses collègues ont publié,mercredi 19 mars,des prévisions économiques en dégradation,mais n’ont certainement pas envisagé un effondrement,laissant les taux d’intérêt inchangés.
La Fed a revu sa prévision de croissance à la baisse pour 2025,à 1,7 % contre 2,1 % lors de ses prévisions de décembre 2024. Elle table désormais sur une inflation de 2,7 % cette année,en légère hausse de 0,2 point – mais ce rebond serait de courte durée,puisque l’institution prévoit 2,2 % et 2 % de hausse des prix en 2026 et 2027. Enfin,elle n’a pas trop d’inquiétude sur le marché du travail,puisqu’elle table sur un chômage maîtrisé à 4,4 % de la population active,en hausse de 0,1 point.
« L’incertitude sur les perspectives économiques a augmenté »,écrit toutefois la Fed dans son communiqué. M. Powell a fortement tempéré les risques de récession évoqués depuis deux semaines par les économistes et sur les marchés : « Cela a augmenté,mais ce n’est pas élevé. » Ce qui ne l’a pas empêché de faire preuve de modestie : « Je ne connais personne qui ait vraiment confiance en ses propres prévisions en ce moment. » Il n’empêche,il s’estime « bien positionné » pour réagir en remontant ou baissant les taux si nécessaire.
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